Huit besoins reviennent presque toujours. Chacun a sa page : ce que la mission recouvre vraiment, ce qui fait varier votre prix, et ce que vous devez avoir lu avant de signer votre lettre de mission.
Deux familles de missions, qui n’obéissent pas aux mêmes règles
La première famille est contractuelle. Tenue, révision, arrêté de vos comptes, liasse fiscale, paie : vous les achetez parce que vous en avez besoin, vous en négociez le périmètre, et le prix est libre. Rien ne vous oblige à les confier à un cabinet : c’est un choix de compétence et de temps, pas une obligation légale.
La seconde est légale. Le commissariat aux comptes en est le seul représentant de cette liste : il ne s’achète pas, il se déclenche quand vous franchissez des seuils, il se conclut pour six exercices, et le professionnel qui l’exerce ne peut pas être celui qui tient vos comptes. Confondre les deux familles est l’erreur la plus fréquente au moment où vous grandissez.
Entre les deux, une constante : votre lettre de mission. Elle est obligatoire dans les deux cas, elle écrit votre périmètre exact, vos honoraires, votre durée et vos conditions de sortie. C’est le seul document qui vous permette de comparer deux propositions autrement qu’au ressenti.
Une dernière distinction, qui n’apparaît sur aucun site de cabinet et qui pèse pourtant lourd : ce qu’on PRODUIT pour vous et ce qu’on vous CONSEILLE. Produire vos comptes est une obligation de résultat, mesurable et comparable. Vous conseiller, arbitrer votre statut, préparer votre cession, choisir entre votre rémunération et vos dividendes, ne se compare pas sur une grille, se prépare en cours d’exercice et ne se rattrape jamais après votre clôture. Un forfait annuel qui ne prévoit qu’un rendez-vous, au moment du bilan, vous vend de la production, pas du conseil. C’est légitime, à condition que vous le sachiez avant de signer.
Comment lire les huit pages qui suivent
Ce que recouvre une mission, avant tout intitulé : un exercice de pièces à reprendre une par une. Le volume et l’état de votre tas expliquent l’essentiel de l’écart entre deux devis.
Chacune est bâtie de la même façon, pour que vous puissiez comparer : ce que la mission recouvre concrètement, ce qui part à l’administration, ce que vous avez à fournir, puis les variables qui font monter ou descendre votre note. Cette dernière partie manque partout ailleurs, et c’est pourtant la seule qui explique pourquoi deux devis pour la même chose diffèrent du simple au double.
Quatre pages partent d’une mission (bilan et liasse, audit légal, comptabilité en ligne, honoraires). Quatre partent d’un profil d’entreprise (société civile immobilière, location meublée, association, indépendant). C’est délibéré : vous savez parfois nommer votre besoin, parfois seulement décrire votre situation.
Votre bilan comptable et votre liasse fiscale sont établis ici, une fois par exercice, à partir de vos relevés et de vos factures. Vous fournissez vos pièces, le cabinet reprend votre tenue, passe vos écritures d’inventaire, arrête vos comptes et télétransmet votre déclaration de résultats.
Si vous dépassez deux des trois seuils, vous devez nommer un commissaire aux comptes. C’est une mission légale, distincte de votre expertise comptable, et le même professionnel ne peut pas tenir vos comptes et les certifier.
Vous hésitez entre un expert comptable en ligne et un cabinet installé près de chez vous. La vraie différence n’est pas le prix : c’est le format de votre relation.
Votre SCI est suivie ici, de la tenue annuelle jusqu’à l’arbitrage entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés. Chercher un expert comptable SCI a un sens précis dans l’ouest lyonnais, où l’immobilier forme le premier bloc du registre des entreprises à Sainte-Foy-lès-Lyon, Écully, Tassin-la-Demi-Lune ou Caluire-et-Cuire : votre comptabilité y est plus exigeante que sa réputation ne le laisse croire..
Votre location meublée relève des bénéfices industriels et commerciaux, pas des revenus fonciers. Cette seule différence change tout pour vous : elle vous ouvre l’amortissement de votre bien, qui efface souvent la totalité de votre loyer imposable pendant une quinzaine d’années.
Votre association n’a ni capital, ni associés, ni résultat à distribuer : son plan comptable n’est pas celui d’une société, et le cabinet le tient pour vous. Les communes de l’est lyonnais, où les services de proximité et l’action sociale pèsent lourd dans le registre des entreprises, en concentrent un grand nombre : chercher un expert comptable association y est courant..
Il n’existe aucun tarif expert comptable officiel : vos honoraires sont libres depuis 1990, et le tableau de l’Ordre n’en publie pas. Votre devis est donc chiffré sur votre dossier, poste par poste, et vous pouvez le comparer à ce que vous payez aujourd’hui, à condition de comparer des périmètres identiques..
Vos obligations dépendent entièrement de la forme juridique que vous avez choisie, et c’est par là que commence votre devis. Le conseil et les professions techniques pèsent entre 12 et 17 % des établissements actifs de l’ouest lyonnais, deuxième bloc du registre à Écully, Tassin-la-Demi-Lune ou Caluire-et-Cuire : derrière ce chiffre, surtout des structures d’une seule personne.
Vos questions sur les missions
Une seule mission ou plusieurs ?
Votre dossier combine presque toujours une mission annuelle, votre bilan et votre liasse, avec des interventions ponctuelles : vos paies, vos formalités juridiques, vos arbitrages fiscaux. C’est le périmètre écrit dans votre lettre de mission qui compte, jamais l’intitulé.
La liste couvre-t-elle tout ce que vous pouvez demander ?
Non. Elle couvre les huit besoins les plus fréquents. L’évaluation de votre entreprise, votre transmission, votre contrôle fiscal ou votre restructuration se traitent aussi : autant de sujets qui se décrivent mieux de vive voix que dans une page.